Mardi 3 juillet 2007
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Les élus ont valeur d'exemple, pourtant, beaucoup ont des difficultés à mettre en place une diversité incluant des personnes handicapées. Selon la Anne Balthazar, du comité national du FIPHFP, certains agents vont jusqu'à rejeter les personnes handicapées. D'autres, les recrutent à des postes inférieures à leur compétence.
La charte de la diversité existe au sein des entreprises mais les collectivités locales ont davantage de difficultés à faire accepter des individus handicapés comme tout autre personne qui subit des discriminations.
La rénovation de la politique passe par la rénovation des idées, notamment, à travers la lutte contre les préjugés. Se battre contre les discriminations, c'est s'engager vers l'égalité réelle.
Voici un article paru dans Profession Politique concernant l'emploi des personnes handicapées dans la fonction publique :
Depuis que, sous peine de pénalités financières, la loi oblige les organismes publics à employer 6 % de personnes handicapées, les mentalités évoluent...
Après un an d'existence, le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) a présenté, début juin, une charte d'engagement visant à intensifier l'embauche et le maintien de travailleurs handicapés dans la fonction publique. En 2006, l'État est encore loin de montrer l'exemple avec 3,59 % de personnes handicapées. Un niveau proche de celui des collectivités locales (3,47 %) et de celui la fonction publique hospitalière (3,57 %). La loi de juillet 1987 oblige pourtant les organismes publics employant plus de 20 personnes à réserver 6 % de leurs postes à des travailleurs handicapés. Ceux qui ne respectent pas cette obligation doivent verser au FIPHFP une contribution annuelle proportionnelle à l'écart entre le nombre effectif de handicapés qu'ils emploient et l'obligation légale. Jusqu'à présent, la loi n'était assortie de pénalités financières que pour les employeurs privés.
Le privé fait mieux
Un texte plutôt incitatif puisque, selon l'Agefiph (fonds pour l'insertion professionnelle des handicapés), le secteur privé fait un peu mieux que la fonction publique avec, en 2006, un taux de personnes handicapées de 4,4 %.
L'an dernier, les employeurs publics ont versé plus de 54 millions d'euros au fonds. Ces contributions servent à aider les handicapés à entrer dans la fonction publique, à financer des aménagements de postes de travail, ou à rémunérer des assistants pour maintenir en poste un handicapé. Une aide que la Fédération des accidentés de la vie (Fnath) juge encore trop faible, puisque seulement une cinquantaine de demandes sont parvenues au fonds, et à peine la moitié a obtenu une réponse positive.
Pour Anne Balthazar, du comité national du FIPHFP, "il faut faire évoluer les mentalités, changer les représentations du handicap auprès de l'employeur, mais aussi des collègues, qui parfois rejettent la personne handicapée".
Autres problèmes, les fonctionnaires handicapés sont souvent recrutés sur des postes inférieurs à leur compétence. Ensuite, ils ont très peu d'occasions de se former et d'évoluer dans leur carrière. Au 31 mai 2007, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) avait enregistré 341 réclamations concernant l'emploi dans le secteur public, relatives à des questions de handicap ou de santé.
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