Mes responsabliltés

  • Consultante RH. Titulaire d'un DESS de conseil en développement et diplômée de science politique. Pour réagir dans cette société qui exclut plus qu'elle n'intègre en mettant à l'écart une frange de nos concitoyen
  • Présidente de l'association C'La Vie qui oeuvre en faveur des personnes handicapée.
  • Auteure d'un livre contre l'exclusion des personnes handicapées : DEPLOYER MES AILES, La victoire d'une femme sur le handicap, aux éditions First, mars 2008.
  • Ex porte parole ANTICOR : élus et anciens élus contre la corruption (en congès pendant les élections régionales)
  • Ancienne conseillère municipale et conseillère communautaire (Mars 2001 - Mars 2008)
  • Secrétaire Fédérale PS en charge des questions sociales et des solidarités jusqu'en septembre 2008

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Interview au printemps du livre - Paris - Mars 2009


Handicap : comment reprendre sa vie en main?
envoyé par OMEGATV_2008

Texte libre

Stomy Bugsy, Doc Gynéco qui nous ont fait l'honneur de venir lors de l'inauguration de l'association C' La Vie à Sarcelles. C'était pour un concert caritatif en faveur des personnes handicapées en octobre 2005.

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Il s'appele José Munoz,  il témoigne :
Militant depuis 30 ans au sein du Parti Socialiste, il revendique depuis quelques années une meilleure prise en compte du handicap au sein des instances politiques.

Une venue au monde difficile lui a laissé le bras droit paralysé. On ne le remarque pas a priori : à l'instar de Jamel Debbouze, José Muñoz garde en permanence la main dans la poche de sa veste; mais la comparaison s'arrête là... José Muñoz travaille depuis l'adolescence : "Je suis entré très tôt au collège, à l'âge de 10 ans. Mais une lourde intervention chirurgicale m'a ensuite fait prendre du retard. J'ai eu la chance d'être orienté dans un collège appliquant la pédagogie Freinet, ouverte sur la vie, ça m'a pas mal boosté. Cette éducation travaillait sur le concret alors que l'abstrait me rebutait. Dès mes 15 ans, j'ai voulu entrer dans l'activité professionnelle tout en continuant à préparer un brevet comptable que j'ai obtenu à 17 ans". Son actuel statut professionnel, il le doit à ses acquis et son expérience : il est conseiller auprès du directeur général de Suez.

José Muñoz s'est construit sur trois verbes : oublier, s'adapter, militer. "D'abord, oublier le handicap, parce que j'ai compris très vite qu'il fallait s'adapter à la vie en société; j'ai tout fait pour apprendre à réaliser les actes quotidiens avec un seul bras. Ensuite, s'adapter lors de l'adolescence, pour surmonter les soucis psychologiques, sortir avec mes copains, séduire, faire au mieux pour faire partie de la société. Enfin, militer; quand on est handicapé, c'est un vrai problème : je m'adaptais, je trouvais un support pour les tracts, je collais les affiches d'une seule main... J'ai toujours refusé de ne pas faire, mais à la longue, j'ai fait comprendre à mes camarades que je ne pouvais pas tout faire". C'est là, en 2000, que survient son questionnement, après plus de vingt années de militance, distribuant des tracts, collant des affiches comme tous les autres militants : son handicap, sa différence, sont devenus invisibles. "Quand je me suis exprimé en tant que militant handicapé, j'ai ressenti une certaine incompréhension. J'en tire la leçon que lorsqu'on est parfaitement intégré, à force de s'habituer à une personne, on oublie qui elle est, ce qu'elle représente. Tout individu qui n'intègre pas son 'anormalité' dans la relation aux autres n'est pas un problème pour les autres".

Cette prise de conscience, il la doit à sa rencontre avec Hamou Bouakkaz, militant socialiste et conseiller technique du maire de Paris, Bertrand Delanoë : "On a le même recul par rapport à la vie, y compris sur la politique. Comment agir dans une société qui n'accepte pas les personnes handicapées sans y être contrainte, que ce soit dans l'aménagement du cadre bâti, les transports, le travail ? Le dernier bastion à conquérir, c'est le monde politique. Alors on a pris notre bâton de pèlerin, on agit de concert, on s'identifie comme militants socialistes handicapés pour que cette différence soit reconnue".

Depuis, ils tentent de faire évoluer leur parti et ont proposé une contribution statutaire demandant la création d'un quota de 6 % de militants handicapés dans ses instances et les candidats lors des élections. Une proposition qu'ils savent irréaliste mais qui est destinée à alimenter le débat.

Par Nathalie Bellity - Ecrire un commentaire
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