Bonjour,
Je reviens tout juste d'un colloque sur les 50 ans du grand ensemble à Sarcelles.
Je n'ai assisté qu'à une seule table ronde : les interventions étaient de trés bonne qualité. Le sujet était "la mixité sociale et urbaine : un idéal mobilisateur ? Comment définir et construire une nouvelle ville populaire."
La génèse des grands ensembles vient des différents courants : ceux qui s'appuient sur le logement social avec l'exemple des cités ouvrières du XIX e siècle et ceux qui répondent aux logements du plus grand nombre. Au regard, de l'état actuel de ces habitations, peut-être qu'un peu de modestie sur le renouvellement urbain ne ferait pas de mal. Oh, j'ai la nostalgie de la fac et de mes anciens cours !
Concernant le débat sur la mixité sociale, les observations m'autorisent à déduire que beaucoup de ceux qui en parlent ne souhaitent pas que des "classes défavorisées " habitent prés de chez eux. Ces gens ne veulent pas voir la précarité. En d'autres termes, ils sont pour la mixité sociale... Chez les autres. Par ailleur, le Maire de Sarcelles a affirmé que c'est difficile de trouver un emploi lorsque l'on habite une ville comme Sarcelles en raison de préjugés. Là, il s'agit bien de discrimination territoriale.
Je voulais aussi en dire quelques mots dans mon blog qui prône pour une égalité réelle.
Ce n'est pas un scoop d'annoncer que des testing ont révélé ces abus. Nous savions que le handicap est un des facteurs majeurs de discrimination, vient ensuite l'origine ethnique puis les femmes et enfin l'appartenance communale (si sensible). J'espère qu'il n'existe pas de personnes qui cumulent chez vous !
En ce qui me concerne, je suis une "cumularde" (3 sur ces 4 stigmates)... Je vous rassure, je m'en porte trés bien, les différences sont une richesse.
En revanche, je ne sais pas si le thème de l'accessibilité a été abordé, je suis partie trop tôt. En effet, laisser un accés inaccessible conduit à fabriquer des inégalités et des discriminations à l'égard des personnes à mobilté réduite. Lorsque l'on sait que de nombreuses institutions publiques sont inaccessibles, ça fait réflechir.
Nathalie Bellity

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