Egalité pour tous

Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /Avr /2006 12:18

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous annoncer la création de mon nouveau blog : www.nathalie-bellity.com que vous pouvez consulter dés aujourd'hui.

Il remplace le blog handi.petition et permet plus de possibilités pour communiquer puisque vous êtes de plus en plus nombreux à être intéressés par la thématique de l'égalité entre tous les citoyens... Sans oublier la population handicapée. Oser engager des reflexions sur ces questions d'éthique, c'est une problématique politique, un phénomène de société que nous devons défendre.

Sortir des préjugés afin que chaque individu soit considéré à sa juste valeur... Sauf à penser que pour des individus, certaines populations n'aient pas assez de valeurs pour être citoyens  à part entière ? A observer la société aujourd'hui et les testings réalisés, ça reste difficile mais c'est le défi que je me lance. 

@ bientôt,

Nathalie Bellity

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 18:46

Synopsis pour la préparation du projet sur les questions sociales 

Je travaille sur le projet  social pour le PS dans le Val d’Oise et prépare le débat dans le but de proposer des solutions sociales durables. Voici l’article, dans son intégralité, que j’ai fait paraîtredans le journal du PS 95 de cette semaine.  

"Depuis 2002, notre système social s’avère de moins en moins adapté à prendre en compte les différentes situations de précarité.  Ce gouvernement renforce la paupérisation avec, comme nous l’avons constaté, le retrait des emplois jeunes, la création du CNE, puis du CPE. Ce dernier engendre un cloisonnement des jeunes dans la précarité… Sans oublier l’apprentissage à partir de 14 ans et le travail de nuit possible dés 15 ans.  

 

Des phénomènes de discrimination ont été révélés par des testings.  Ils démontrent que pour certains employeurs, des individus auraient moins de valeur ou pas assez pour avoir des responsabilités avec un salaire répondant à leur niveau. Ce gouvernement ne fait qu’accroître ces disparités en imposant la précarité durable des contrats de travail alors que le CDI doit rester le contrat de droit commun. Il est essentiel d’apporter des solutions pour empêcher ces inégalités à s’installer dans le temps. De plus, selon l’INSEE, le chômage s’est accru depuis 2002, ce qui démontre que cette politique économique est néfaste pour notre société. 

 

Dans cette situation, des populations en difficulté se trouvent exclues du marché du travail. Après avoir été repoussés hors des portes des institutions scolaires et culturelles, des citoyens se retrouvent aujourd’hui à accumuler des contrats de plus en plus précaires… Ces personnes menacées ou en perte de droits ne peuvent qu’accroître les représentations stigmatisantes, qui parfois les poussent à des réactions violentes comme celles observées au mois de novembre dernier après les déclarations de Nicolas Sarkozy.

 Comment expliquer que 3000 jeunes sortent du système scolaire par an, sans qualification dans notre département ? Comment analyser la baisse annuelle des revenus  pour des milliers de personnes ? Que dire sur la réinsertion inopérante liée à cette politique de casse sociale ? Où encore comment accumuler de l’expérience sans avoir l’occasion de travailler avec ou sans études ?  Nous aurons l’occasion de débattre de tous ces sujets et répondre à des situations sociales urgentes, tant pour les jeunes qui cumulent des difficultés après des échecs successifs, que pour les seniors. Notre projet portera aussi sur les personnes handicapées et leurs difficultés au niveau du travail,  des reconversions professionnelles,  pour trouver un logement …  

 

J’animerai ce débat le mardi 4 avril  accompagnée de Patrick Haddad et de Didier Imbert, délégués fédéraux autour de trois axes : 

-          Les questions liées à l’emploi (points de vue national et départemental) 

-          Les politiques en faveur des personnes en difficulté 

-          L’économie sociale

 

Nathalie  BELLITY

Secrétaire Fédérale en charge des questions sociales et des solidarités"

Les propositions débattues seront remontées pour le projet des socialistes.

N'hésitez-pas à m'adresser un mail à nbellity@voila.fr si vous souhaitez que j'aborde un autre point... Je n'ai pas la science infuse !

Je reste à votre disposition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 16:36

Bonjour,

J'ai reçu ce mail que je souhaite partager avec vous. Il concerne le cpe ( contrat première embûche)... qui engendre une discrimination à l’égard des jeunes… C'est le petit frère du CNE qui nous concerne tous.

Repoussés hors des portes des institutions scolaires, culturelles, des jeunes et moins jeunes se trouvent exclus du marché du travail accumulant des contrats de plus en plus précaires...

Notre système social s’avère de moins en moins apte à créer de vrais emplois et selon l’INSEE, le chômage s’est accru depuis 2002, ce qui démontre que cette politique économique est néfaste. Comme c'est à l'ordre du jour...   A lire absolument !

Lettre à nos parents                                                                      *Arras le 24 mars 2006*

Chère Maman, cher Papa,

Depuis quelques semaines, avec un grand nombre de mes copains et de mes copines, mais aussi avec d'autres jeunes des autres lycées, je demande le retrait du CPE.

 Au début, je ne savais pas très bien ce qu'était le CPE mais maintenant je suis sûr-e que ce contrat première embauche va me nuire pendant des années. Sur nos pancartes, il est inscrit « jetable »; Savez vous qu'un employeur aura la possibilité de me licencier à n'importe quel moment, par une simple lettre et sans explication à fournir? Sur nos pancartes, il est inscrit « exploitable »; Comment me sera-t-il possible de refuser, de dire Non, de réclamer ou de simplement parler franchement, puisque la porte sera toujours entrouverte pour me mettre dehors? Il me sera impossible de demander une augmentation de salaire, ou des améliorations de mes conditions de travail; Il me sera impossible de revendiquer ou de signer la moindre pétition, c'est terrible.

Toi Maman et toi Papa, dans ton entreprise, tu es considéré-e. Moi avec un CPE, je serais pendant deux ans voire plus, absent-es des effectifs. Je n'aurai pas le droit de vote pour les élections professionnelles ni pour les Prud'hommes. Pire, si je travaille dans une Entreprise avec un Comité d'Entreprise, mon salaire ne sera pas inclus dans le calcul de la masse salariale; C'est-à-dire que je vais là encore pénaliser les autres salariés. Avec le CPE, le licenciement ne donne pas droit à une indemnité basée sur un pourcentage du salaire pendant les six premiers mois. Avec le CPE quand on est licencié, on touche d'abord une prime de 8% des salaires perçus (CDD 10%) et 480 EUR pendant deux mois puis plus rien, et encore, il faut quatre mois de présence. Et entre deux CPE, la période ne peut être inférieure à 2 mois.

Dans ce cas, vous comprendrez que je serais encore à la maison pendant quelques années, et j'espère que vous accepterez de m'accueillir même si cela n'était pas prévu. De même si je veux acheter une voiture, il faudra que vous vous portiez caution et de payer les traites du crédit si je suis licencié-e même si le motif est intolérable et « bidon ». Pourtant, vos fins de mois sont difficiles et les factures de plus en plus lourdes.

Le CPE est un des articles d'une Loi, c'est la Loi Borloo sur l'égalité des chances. Drôle de nom pour une Loi qui divise et qui rend les salariés-es jeunes inégaux face aux autres, les plus de 27 ans et 11 mois. Dans cette Loi, d'autres articles: le contrat emploi senior qui est un CPE mais pour ceux de 56 à 59 ans. Il y a aussi le retour du travail des enfants à 14 ans dans l'apprentissage et pire encore le retour de la possibilité de travailler de nuit à partir de l'âge de 15 ans; Et plein d'autres mesures menaçantes sont dans cette Loi.

Ma chère maman, mon cher Papa, la situation est grave. Avec la mise en place de cette Loi, c'est tout le Droit du et au Travail qui est remis en cause. "Ils" ont commencé par la jeunesse, mais la suite rapide sera la remise en cause de tout le Code du Travail et des Statuts. C'est la remise en cause de votre CDI. La lutte que je mène aujourd'hui, c'est pour toi maman et pour toi papa, et peut être que vous ne le saviez pas! La jeunesse a montré l'exemple de son courage et de sa détermination, pourquoi pas vous ? Mardi 28 mars, les syndicats de salariés, d'étudiants, de lycéens, appellent à la grève partout et à venir manifester.

Je souhaite que toi Maman, toi Papa, que Mamie et Papy, vous m'accompagniez pour être encore plus nombreux et montrer des familles unies et solidaires face à l'arbitraire et à la régression sociale. Alors faites la grève et rendez vous tous ensemble le mardi 28 mars à 14h00 place de la gare d'Arras. La jeunesse est face à un danger et elle a réagi; Elle n'a pas été écoutée, aux parents de réagir. Dites le à vos amis et vos collègues.

Voilà, vous savez tout! Alors, Maman, Papa, je compte sur vous pour m'aider et me sauver des griffes de l'injustice sociale anti-jeune. Et même si sur ordre, les proviseurs envoient des lettres, si les professeurs principaux menacent par téléphone, sachez que nous ne sommes pas paresseux-ses, mais que nous sommes en lutte pour notre avenir, alors que le leur est bien assuré et qu'ils n'ont rien à perdre d'autre que leur dignité. Votre enfant qui vous embrasse très fort.

*Texte des lycéens en lutte d'Arras : de Carnot, de Gambetta, de Robespierre, de Guy Mollet, de Savary, de Jules Ferry, de Le Caron, du Lycée Agricole. *

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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