Egalité pour tous

Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /Août /2006 18:30

 

Intervention "Donnons les priorités à l'emploi"  à La Rochelle le 26 août 2006 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour,

Dans quelques jours, je vous ferai un retour sur les assemblées d'été.

En attendant je vous invite à vous rendre sur le site de l'université d'été du PS pour lire le compte-rendu des ateliers de La Rochelle.  http://larochelle.parti-socialiste.fr/

J'en profite aussi pour vous laisser lire l'extrait de l'interview relatif à l'emploi des personnes handicapées après mon intervention dans l'atelier : "donnons les priorités à l'emploi".

 

Nathalie Bellity, membre de la commission handicap du PS, estime que le handicap reste un thème trop peu abordé dans les discussions sur l’emploi. Pourtant, les personnes handicapées sont plus touchées que le reste de la population française. Interview.

Vous venez d’assister à un atelier consacré à l’emploi. Quels sont les éléments qui vous ont le plus marquée ?
Ce qui m’a beaucoup frappée c’est que peu de personnes se sont interrogées sur le handicap* au travail. C’est pourtant un point important. En effet, les questions portaient essentiellement sur le monde de l’entreprise et les différentes aides accordées aux salariés. Le sujet du handicap devrait donc être abordé davantage dans les débats liés à l’emploi.

En France, les handicapés trouvent-ils facilement du travail ?
Non, malheureusement 24% de personnes handicapées sont au chômage. Par rapport aux chiffres nationaux, la différence est énorme. Il existe donc une réelle discrimination. C’est pourquoi je crois que le Parti socialiste a un rôle très important à jouer sur cette question.

Certaines personnes handicapées sont-elles plus touchées par le chômage que d’autres ?

Les handicaps lourds constituent un frein plus important. En effet, aujourd’hui, il y a la règle du un pour un, instituée dans la nouvelle loi handicap de 2005*, c’est-à-dire que chaque personne vaut une unité*. Il est vrai, pourtant, qu’il y a des moyens d’arriver à un et demi, voire deux, concernant les handicaps plus lourds. Mais, aujourd’hui, avec cette loi, une personne avec un handicap lourd connaît plus de difficultés qu’une personne avec un handicap léger.

Propos recueillis par Ariane Vincent et Fanny Costes

*Notion de handicap :
Un handicap constitue toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie de la société subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou physiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.

*La loi handicap de 2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, adoptée par le Parlement le 11 février dernier et publiée au Journal Officiel le 12 février, a réformé la loi du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées.

* Le système des unités : Chaque bénéficiaire de la reconnaissance compte chacun pour une unité s’ils ont été présents six mois au moins au cours des douze derniers mois, quelle que soit la nature du contrat de travail ou sa durée, à l’exception de ceux sous contrat de travail temporaire, ou mis à disposition par une entreprise extérieure, qui sont pris en compte au prorata de leur temps de présence dans l’entreprise au cours des douze mois précédents. Cette mesure est censée aligner sur le même plan d’égalité tous les travailleurs handicapés face à l’emploi. Des exceptions sont cependant consenties, sous certaines conditions, pour les handicaps lourds.

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 15:30

Depuis le début de l’été, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents est tombé. C’est pendant les vacances scolaires que le danger pour ces enfants est le plus grand. Des milliers d’enfants et leurs familles risquant l’expulsion voient ainsi leur avenir et leurs projets anéantis.


Le ministère de l'Intérieur n'a pas attendu le 13 août pour expulser certains des élèves sans-papiers. Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. Par cette violence, nous ne reconnaissons pas les valeurs de la France.

 

C’est pourquoi, les élus de la majorité municipale vous invitent à participer à la Grande Fête de la Fraternité organisée par le RESF (Réseau d’Education Sans Frontière) et la Ville de Sarcelles à l’initiative du Maire de Sarcelles et de Dominique Strauss-Kahn, Député du Val d'Oise.

 Dimanche 30 juillet à partir de 12 heures   

Au stade Léo Lagrange

avenue du Stade

à Sarcelles 

(par la gare de Saint Brice - Sarcelles)  

    VENEZ NOMBREUX !!!!

 

 

 

 

 

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 14:26

Lors du colloque sur les discriminations à l’emploi du samedi 29 avril, je suis intervenue afin de compléter ce débat. Ce terme « compléter » est bien choisi car les personnes handicapées avaient été oubliées ! Si nous voulons en venir à bout des stigmates pour l’ensemble des personnes mises à l’écart, ne devrions-nous pas nous pencher sur cette question de façon globale ? Parler d’un groupe, puis d’un autre alors que l’on dénonce des personnes injustement écartées de notre société…  A ce jeu les stigmates et les discriminations ont de beaux jours devant eux.

Voici un extrait de mon intervention dans ce colloque :  « Je suis dans une réunion ayant pour thème « les discriminations à l’emploi » où je vous cite, il est question de minorités visibles. Il est essentiel de dénoncer ces abus à l’encontre des personnes issues de l’immigration et je partage l’ensemble de vos réflexions. Cependant, je n’ai rien entendu sur d’autres citoyens qui pourtant subissent aussi des discriminations : les personnes handicapées. Je sais que l’on a tendance à associer les questions du handicap avec la santé, les solidarités comme si que ces citoyens n’étaient que des patients et des assistés… alors que personne n’est à l’abri d’un problème de santé ou d’un accident d’où la nécessité d’aborder les questions du handicap dans la transversalité (école, insertion, travail, famille, santé...). Il est nécessaire d’estimer les individus en fonction de leurs capacités, et non de leurs incapacités… comme des êtres égaux qui souhaitent réaliser pleinement leur vie avec leur potentiel (…).La lutte contre les discriminations ne pourra être efficace qu’à travers un travail de fond (…). »  

J’ai terminé par quelques propositions pour l'ensemble des personnes discriminées dont j’espère que certaines finiront dans le projet du Parti Socialiste. Cela suppose de nous inscrire dans une démarche de conscientisation sur la place et le rôle de chacun. L’objectif est d’avancer vers une égalité pour permettre l’acceptation de l’autre comme un être à part entière avec ses différences.  L’ensemble des personnes discriminées subissent souvent ces réactions en raison de méconnaissance des différences. Il est urgent de regarder les discriminations que subissent nos concitoyens avec un regard d’ensemble et ce, pour éviter de stigmatiser des groupes de personnes. Au regard des interventions, je crois avoir fait des émules : des personnes sont intervenues pour exprimer leur soutien à mes suggestions. Ces propositions nous concernent tous ! 

Les personnes handicapées seraient-elle des minorités invisibles ? Ne pas les regarder avec leurs différences, c’est les exclure.

Par Nathalie Bellity - Publié dans : Egalité pour tous
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Stomy Bugsy, Doc Gynéco qui nous ont fait l'honneur de venir lors de l'inauguration de l'association C' La Vie à Sarcelles. C'était pour un concert caritatif en faveur des personnes handicapées en octobre 2005.

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